22 mai 2012

Le Transsiberien


L’achat des billets
Vous vous demandez peut etre comment acheter des billets de train dans un pays ou personne ne parle anglais et ou tout est ecrit en cyrillique? Eh bien, avec beaucoup de patience!

La premiere fois, a Saint Petersbourg, nous avons reussi a avoir nos billets grace a seulement trois mots: deux, billets, Moscou. Mais ensuite, l’employee ne voulait pas nous laisser partir! Elle nous repetait sans cesse le meme mot, ca devait etre important. Ah oui, effectivement ca l’etait, elle nous indiquait que le train ne partait pas de cette gare mais d’une autre, trois kms plus loin!
A Kazan, on n’a pas trop compris comment on a fait pour avoir des billets. La femme au guichet nous fait signe qu’il ne reste plus qu’un seul billet en vente. Nous voila bien embetes, qui se sacrifie pour rester en Russie??? Vu qu’il n’y a pas de volontaires, on reste plantes devant le guichet sans savoir quoi faire (les autres trains sont beaucoup trop chers). Mais on croit comprendre qu’il faut revenir le soir, juste  avant la fermeture. Y aurait-il un espoir? Eh bien oui, on a toujours pas compris pourquoi  mais 10mn avant la fermeture des guichets, on obtient 2 places dans le train voulu! Magique!


Le depart
Pour embarquer, c'est simple, il suffit de traverser les voies du train, valise en main. Un coup d'oeil a droite, un coup d'oeil a gauche c'est bon on peut y aller.
On embarque, la machine s'ebranle, ca y est on est parti (tiens, j'aurais jure qu'on repart en direction de Moscou...). 45min plus tard le train s'arrete, juste le temps pour nous d'apercevoir des brebis sur la voie d'a cote. Le train redemare mais... dans l'autre sens! Un peu apres nous refranchissons notre gare de depart pour cette fois ne plus changer de sens. Curieux moment qui s'est deroule le temps d'un repas, repas ou nous partageons nos victuailles avec celles de nos voisins. Nous voila en route pour 23h de train…

La vie a bord du train

Le Transsiberien, c’est un peu comme une maison roulante ou chacun s’amenage un petit coin. La nuit on rejoint sa couchette pour dormir un peu. On dit que le train, ca endort et ca berce, mais le Transsiberien, ca berce fort! La journee, on fait des siestes, on mnage, on ecoute de la musique, on regarde le paysage. On sort se degourdir les jambes dans les grandes gares, la ou les arrets sont plus longs. C’est assez reposant…



Une hotesse de train, la provodnista, est charge de veiller sur notre wagon. Elle controle les billets, donne les draps propres, fait le ménage, vend de la nourriture et veille a l’approvisionnement en eau chaude. Une sorte de maman qui veille sur ses 54 passagers!
La particularite a bord du Transsiberien, c’est l’heure. Un vrai meli-melo! La Russie est partagee en 11 fuseaux horaires. On change donc d’heure tres souvent a bord du train. Mais allez savoir pourquoi, toutes les gares restent a l’heure de Moscou! Ce qui donne des resultats surprenants: personne n’a la meme heure dans le train, suivant la ville ou l’on est monte. Ce matin, notre billet indiquait une arrivee pour 2h du matin. Ce qui signifie en realite 6h, heure locale. 

1 commentaire:

  1. J'essaye d'imaginer la m^me chose en france: la SNCF serait un peu perdu...et nous aussi d'ailleurs!
    En tout cas ca illustre l'immensité des territoires....

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